Jean Louis {Myspace - Dans le cadre de JAZZPASS.BE.FR et du projet JAZZ MIGRATION de l'AFIJMA} France

Groove démantibulé au son compact et distordu. Jeunes talents émergents sur la scène de France – Première belge

Aymeric Avice : trompette                          

Joachim Florent : contrebasse                      

Francesco Pastacaldi : batterie


Un groove démantibulé au son compact et distordu. Jean Louis se nourrit de bois, de métal et de câbles électriques. Il agite ses membres et découpe des tranches de musique au sous-sol. Il mâche très lentement puis remonte à la surface où il expulse ses compositions à base de riffs puissants et de lignes rythmiques explosives.

Trio trompette-contrebasse-batterie, Jean Louis s'est enfermé pendant deux ans pour élaborer ses compositions collectives en travaillant sur le rythme. Il en exploite les ambiguïtés en créant un son original né de l'amplification et de la distorsion des instruments, d'un groove démantibulé au son compact. Riffs puissants et lignes rythmiques explosives au programme. Sans étiquette, sa musique puise ses influences auprès d'artistes tels que Zu, Marc Ducret, Meshuggah, Melvins, Varèse, Stravinski, Zakir Hussein, Fela Kuti, Miles Davis, Fred Frith...

Presse

Trio qui a marqué de sa patte électrique le concours national de Jazz de la Défense l'an dernier (deux prix d'instrumentistes et 2 nd prix de groupe)…La contrebasse claque comme une guitare dopée au pot Belge, la trompette s'échine comme un chanteur survoté, la batterie frappe sans concession… Premier essai réussi (Jazz Magazine – juin 2008)

Concert du 29 janvier 2009 au Set de la Butte, Paris : Jean Louis ? Drôle de nom pour une révélation de la musique improvisée. Appellation originale, qui désigne un trio iconoclaste et libre. Quand trompettiste, contrebassiste et batteur débarquent sur scène, on s'attend à entendre un jazz band des plus classiques. Le cataclysme sonore qui suit est d'un tout autre acabit. Entre free jazz et post-rock, leur maelström musical placé sous le signe de l'énergie suscite une agitation digne des fosses animales d'un concert de metal. Les ambiances surnaturelles et planantes alternent avec des rythmiques hypnotiques et puissantes. Le son de la trompette passe souvent par le filtre d'une distorsion grinçante, dans des envolées qui évoquent par moment le grand Miles Davis à la fin de sa carrière. La contrebasse jouée en accords et la batterie qui martèle posent une assise solide aux changements de rythmes permanents, culminant en phases de transe quasi extatiques. Les musiciens sont de réels virtuoses et les solos bluffent un public déchaîné. Au détour d'un morceau, la trompette et la contrebasse entament un jeu de questions/réponses effréné. Puis les quatre cordes de la grosse dame se muent en une mitraillette sous les doigts du tortionnaire qui les martyrise en un tapping exalté. La diversité des sons et des ambiances détonne, dans un milieu où l'étiquette et le classement sont généralement la règle. Il ne faut définitivement pas se laisser abuser : Jean Louis n'est pas un énième groupe de chanson française néo-réaliste, mais bien un concentré de vitalité créatrice, moderne, inclassable et inattendue. (Rémy Pellissier - Evene.fr)

Concert dans le cadre de « Jazz Migration » projet de soutien au développement de carrière de jeunes formations de jazz mis en place par l’Afijma avec le soutien du Ministère de la Culture, du CNV, de l’Adami, de la Spedidam, du Fcm et de la Sacem.