Première belge

Pays : Pays-Bas

Petite fanfare de 3 hilarants souffleurs joyeusement anarchistes

Jongens Driest Janfie van Strien : sax ;
Joop van der Linden : trombone ;
Arno Bakker : sousaphone.

Le tromboniste Joop Van Der Linden et le clarinettiste Janfie Van Strien forment, aux côtés du soubassophoniste Arno Baker, un trio qui délivre un jazz puissant et « groovy », inspiré par les traditions klezmer et balkanique, le highlife africain et la musique latino-américaine.

De Jongens Driest est peut-être la plus petite des fanfares qui ait jamais fait rutiler ses cuivres sous le soleil ! C’est pourtant là la moindre des qualités d’un groupe définitivement pas comme les autres. Car les trois olibrius qui composent ce combo mutant, pataphysique et rigou-reusement bordélique, dans la grande tradition batave, ont bien d’autres ambitions en tête que d’entrer dans le livre des records. Véritables baroudeurs des innombrables traditions populaires qui composent le paysage métis des musiques actuelles, les membres de De Jongens Driest inventent une musique à l’image de leur relation au monde, puissamment pulsative et totalement ouverte à l’air du temps. Entremêlant joyeusement, sur un substrat jazz clairement revendiqué et parfaitement maîtrisé, traditions klezmer et balkaniques, rythmes exotiques empruntés au high-life sud-africain, au ska, au raï ainsi qu’aux diverses formes de musiques latino-américaines, notre fanfare de poche ne se prive pas par ailleurs de revisiter au passage la célébrissime samba nonchalante de l’Orfeu Negro de Marcel Camus, ou encore la très parisienne Vie en Rose d’Edith Piaf… Et c’est irrésistible.